Facebook Twitter YouTube

Le compte rendu de notre rencontre du 31 mars 2018 avec les autorités de l'État centrafricain.

Le compte rendu de notre rencontre du 31 mars 2018 avec les autorités de l'État centrafricain.

Deux fois dans l'année, depuis 2011, une équipe de plusieurs personnes se déplacent depuis Bangui pour venir s'installer à Paris pour plusieurs jours, au frais de l'Etat centrafricain et donc le contribuable centrafricain (frais de mission et billet d'avion), dans la seule optique de récolter (remplir un formulaire et prendre les empreintes) les informations (nom, prénom, etc...) des centrafricains, pour ensuite repartir à Bangui avant de renvoyer plusieurs semaines après le fameux sésame.

Nous dénonçons fermement cette méthode archaïque qui ne profite qu'en réalité à une minorité de centrafricains et aussi impose honteusement une organisation tordue aux compatriotes qui résident en France en particulier et plus globalement dans les pays voisins tels que la Belgique, l'Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni, etc...

Le problème se pose à plusieurs niveaux :

  1. La société AFRICARD qui gère ces documents officiels :  
    • AFRICARD est la société (filiale d'une grosse société libanaise) qui a obtenu le marché de production, de distribution et de vente des passeports centrafricains (au prix de 50 000 F CFA l’unité, soit 76 euros). On apprend que dans le contrat qui lie AFRICARD à l'État centrafricain, daté du 13 janvier 2010, cette dernière est censée verser seulement 10% (5 000 FCFA sur les 50 000 FCFA que AFRICARD encaisse) du montant de chaque passeport à l'Etat centrafricain. Ce ministère est clairement hors la loi puisqu'il fait parti des ministères dits : régalien. En un mot, il ne doit pour aucune raison, confier ses responsabilités à une entité exogène. Pour votre information, cette société a déjà dans le passé eu des problèmes avec d'autres pays tels que le Niger, ce qui lui a coûté plus de 16 milliards de FCFA suite à une rupture de contrat.
  2. Le prix :
    • Celles et ceux qui font leur passeport à Paris doivent payer : 170 € dans certains cas ou 195 € dans d'autres. Sur les deux montants, les frais de quittance pour ce même passeport qui coûtent 50 000 FCFA (76 €) en Centrafrique, coûtent 78 600 FCFA (120 €) à Paris. Vous l'aurez compris, la part de l'état centrafricain revient donc à 7 860 FCFA si on se réfère au fameux contrat.
  3. Le procédé archaïque :
    • Comme mentionné plus haut, seuls les compatriotes qui sont en France ou encore celles et ceux qui sont dans les pays limitrophes peuvent en bénéficier. Comment font celles et ceux qui sont en Afrique ? En Asie ? Aux USA ? N'ont-ils pas besoin de ce document ? Les autorités nous ont fait comprendre que c'est aux responsables de nos représentations (ambassades et consulats) d'en faire la demande au niveau de Bangui.

Quand il était question d'avoir accès au contenu du contrat qui lie l'État centrafricain à AFRICARD, les autorités nous ont dit qu'elles ignorent entièrement ce dernier. Elles nous ont orienté naturellement vers le Ministère de la Sécurité Publique. Nous demanderons donc une audience au ministre chargé de la Sécurité Publique afin d'échanger sur ces sujets.

Nous sommes effectivement dans une démarche de critique mais notre combat ne se limite pas à ce niveau. Nous proposons également des pistes de solutions. Nous avons proposé aux autorités ce qui suit :

À COURT ET MOYEN TERME :

  1. Former le personnel de nos représentations officielles (ambassades et consulats) afin qu'ils puissent être en mesure de remplir ces formulaires et ensuite transférer par valise diplomatique à Bangui pour la confection des passeports ou carte identité nationale.
  2. Revoir le contrat qui lie l'État centrafricain et la société AFRICARD.

À LONG TERME:

  1. Mettre en place une plateforme, avec un cloisonnement par ambassade ou consulat, sous la direction du Ministère des Affaires Étrangères et celui de la Sécurité Publique.
  2. Chaque centrafricain pourrait donc, 3 ou 6 mois avant la date d'expiration de son passeport ou encore sa carte identité nationale, initier une demande depuis cette plate-forme sécurisée. Un numéro unique lui sera attribué pour le suivi de sa demande. La personne sera convoquée quelques temps après pour la prise de ses empreintes afin de pouvoir confectionner son passeport ou sa carte identité nationale.
  3. L'État doit reprendre la production de ces documents officiels.

Notre souveraineté ne doit pas servir de paillasson à d'autres.

Retrouvons-nous ce samedi 21 juillet 2018 pour réclamer une justice pour les plus faibles

La masse prolétaire est la plus exposée aux crimes crapuleux en République Centrafricaine. Une force est censée la protéger mais malheureusement, on continue d'assister à des événements tragiques touchant toutes les familles.

Rendez-vous le 21 juillet 2018 à Paris, 15h pour une marche pacifique.

Mobilisons-nous pour la mémoire de nos proches tombés injustement, même en présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Elle est censée maintenir la paix mais quel est le bilan 5 ans après ?

MANIFESTATION prévue le 21 juillet 2018 à Paris : le peuple a le droit de savoir ce que font réellement ces forces sur son sol.

Nous allons donner ensemble, un sens à cette pétition lancée depuis quelques mois et signée par plus de 1300 personnes. Rendez-vous le 21 juillet 2018, 15h à Paris.

On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps. Mais on ne trompera jamais tout le peuple tout le temps!

L’homme avoue dans sa vidéo, qu’ils ont les moyens pour financer ces élections même si on fixe le plafond de cette caution à plusieurs millions de FCFA puisqu’ils ont suffisamment volé d’argent sur le dos du pauvre contribuable centrafricain et que l’argent est caché dans des comptes bancaires à l’extérieur du pays.